En complément des aides mises en place par l’Etat et différents organismes pour faire face à la crise sanitaire actuelle, voici quelques préconisations pour mieux gérer le pendant et préparer le « après »

S’organisation et communiquer avec ses équipes

Plusieurs actions sont à mettre en place afin de travailler dans les meilleures conditions possibles. Une chose primordiale à effectuer, est de respecter les mesures barrières contre le virus et s’assurer de leur bonne exécution. Il faut également prendre en compte les contraintes des salariés ainsi que des partenaires et leur proposer des solutions adaptées (télétravail, modulation xx).

Si vous en avez la possibilité pendant cette période, profitez-en pour effectuer un travail de fonds (mise à jour du site internet, préparation des fichiers pour la prospection commerciale, plan de communication, tâches administratives etc…) pour être prêt lors de la reprise économique.

La communication interne est importante en temps de crise : organiser des réunions quotidiennes en visioconférences entre les salariés est un bon moyen de s’assurer de la circulation du flux d’information et de la cohésion du groupe. Il existe également des applications pour échanger en direct et gagner en réactivité comme slack ou autre.

Renforcer ses relations avec ses partenaires clients et fournisseurs

Evaluez l’impact de la crise et renforcer vos liens avec vos fournisseurs et clients : il faut se serrer les coudes en s’assurant du bon fonctionnement des approvisionnements et du règlement des factures clients ! Faites des points régulièrement sans faire de harcèlement. La relation doit être d’autant plus chaleureuse et à inscrire dans la durée dans le contexte en tenant compte de la qualité des échanges, la prise en compte des spécificités actuelles, en donnant régulièrement des nouvelles. Unir ses forces permettra de relativiser l’impact de la crise !

Être proactif dans une communication montre que la société s’adapte à la crise et que les employés sont impliqués.

L’objectif est de ne pas ralentir l’activité client / fournisseur pour préparer au mieux la sortie de crise.

Renforcer la veille concurrentielle pour comprendre la dynamique du marché

L’ensemble du marché est concerné par la crise. Il faut donc réactualiser la liste des compétiteurs et les mettre sous surveillance. En effet, certains d’entre eux vont se retrouver en difficulté : ce sont des opportunités de rapprochement à condition d’avoir la santé financière correspondante. Cette tâche pourrait être répartie entre l’équipe interne et le comité stratégique.

Activer tous les relais de financement possibles

Se tenir informer de toutes les aides, dispositifs et financement activables et ne pas hésiter à se faire accompagner par son expert-comptable, avocat, Business Angel référent, banquier… Il est nécessaire d’avoir une vision très claire du niveau de sa trésorerie à court et moyen terme et se mettre rapidement en mode de gestion « survie » (décalage de charges, mesures fiscales, étalement des dettes, chômage partiel…). Les entreprises qui ont la possibilité de levée des fonds ou de la dette bancaire ne doivent pas hésiter à le faire même si elles estiment ne pas être dans un besoin court terme. La crise peut durer ou avoir des effets collatéraux, il est nécessaire d’anticiper un éventuel trou d’air. Pour celles en levée de fonds, l’important est de ne pas baisser les bras et de continuer à discuter avec ses investisseurs potentiels en étant conscients que les Business Plan donc les valorisations peuvent être challengés. De nouvelles mesures sont disponibles ici.

Gouvernance et gestion de crise doivent aller de paire

Les assemblées générales

Lors des assemblées générales, il est nécessaire de tester les intentions et différentes possibilités des investisseurs pour suivre en compte courant d’associés ou en obligations convertibles afin de soutenir la société. Si un accord est trouvé, il doit être mis en place pour une durée court terme (un an).

De plus, une relecture des clauses du pacte d’actionnaires doit être effectuée, et particulièrement celles qui portent sur la liquidité des titres. Il peut éventuellement être intéressant de prévoir la liquidation partielle des titres entre investisseurs historiques. Les modalités juridiques sont adaptées pour en savoir plus cliquez ici

Les comités stratégiques

Pendant cette période, le nombre de comités stratégiques doit être augmenté pour différentes raisons : comprendre la situation exacte de l’entreprise et celle de son écosystème, mettre en place des métriques ad hoc, se préparer à toutes éventualités et répartir les tâches. C’est le moment de communiquer vis-à-vis de vos investisseurs en leur apportant une information transparente sur la situation.

 

Et surtout : N’oubliez pas d’informer vos investisseurs de la situation

Ce sont eux vos premiers interlocuteurs en temps de crise !

Prenez soin de vous et bon courage !